Fiche de lecture / Critique - Petit Manuel Du Genre


SPOILER ALERT :   PROFANE    apprenti    compagnon    maître



Petit manuel du genre


Livre écrit par Charlie Galibert qui est docteur en anthropologie et en philosophie. Il cumule plusieurs métiers puisqu’il est écrivain, psychologue de l’éducation nationale, et formateur sur la question d’inégalité filles-garçons. Le CV du monsieur est solide, et son parcours tout à fait louable.

La lecture de ce livre n’aura pas été si facile. Le titre laissait entendre la simplicité, (enfin c’est ce que je m’étais dit en achetant ce « petit manuel »). Seulement voilà, certains passages sont difficiles, notamment parce qu’un jargon plutôt spécialisé est utilisé. Si vous êtes féru de sciences humaines et sociales, vous n’aurez pas de problème à comprendre, mais si ce vocabulaire vous est étranger, vous pourrez vous sentir un peu perdu. Pour en avoir fait lire quelques passages autour de moi, la question s’est posée de savoir pourquoi l’auteur ne vulgarisait pas un peu plus ses propos (On pourrait penser qu’il s’écoute écrire). En même temps, les Presses Universitaires de Grenoble, ce n’est pas non plus l’édition « Pour Les Nuls » dont l’objectif est la vulgarisation (maison d’édition par ailleurs que je respecte devant le remarquable travail effectué)

Le livre est donc extrêmement dense en information et j’ai mis un temps fou à le lire malgré les quelques 200 pages tant il fourmille de références et de détails intéressants. L’auteur maîtrise son sujet et ça se sent

Attention, fiche de lecture en conséquence, voici ce que j’en garde.



Genre et sexe – Mode d’emploi.

Le concept de genre est introduit en 1950 par des psychiatres et psychanalystes inspirés des travaux de Simone de Beauvoir et Margaret Mead, toutes deux anthropologues. Dans chaque société, l’organisation des relations homme-femme (H-F) dépend du contexte de sociabilisation et d’éducation.

Le sexe c’est la caractéristique biologique et physiologique. Le genre représente les rôles sociaux, le comportement, l’activité et les attributs qu’une société considère comme H ou F. L’identité du genre est complexe et renvoie à ce qu’un individu ressent, c’est son expérience privée. Cela exprime les rapports sociaux des sexes, la construction sociale des caractéristiques, valeurs et normes attachées au féminin et au masculin par la culture. On parle d’intersectionnalité.

Le sexe ne possède ni ne recèle en lui même aucun sens, c’est le genre qui donne sens à la caractéristique physique du sexe. Chaque sexe a une fonction et des rites propres, intériorisés et inculqués. La définition de H ou F fluctue ainsi avec le temps et les lieux. Si le genre questionne le savoir, la sexualité questionne le genre et se trouve au cœur même des bouleversements qu’induisent les études du genre.



Quelles différences entre les sexes ?  

La différence entre les sexes n’est pas si évidente que ça, la jurisprudence ne permet pas de certifier avec exactitude l’existence de deux sexes autrement que sous la forme d’une fiction. Comme différencier les sexes :

Chromosomique ? Que faire quand les chromosomes ne sont pas d’accord, on voit 3 XXX par exemple.

Présence de Gonades ? Présence d’un sexe apparent ? D’hormones ? Dans le monde animal ; il est évident que les hormones jouent un rôle de reproduction, notamment pour les période de rut, chez l’être humain est-ce différent ? Il échappe grandement à ce déterminisme strict. Il n’est pas scientifiquement établi qu’il y ait un effet des hormones sur nos sentiments tout du moins de manière binaire. Testostérone = agressivité versus progestérone = Sensibilité semble non applicable. C’est plutôt du à l’histoire de nos sociétés qui forgent des comportements féminins et masculins.

L’auto perception de soi ? Que faire des transexuel.lle.s ? De l’hermaphrodisme ?

Ces personnes jettent encore plus un problème sur le genre. C’est une prise à rebours du sens biologique. L’Inde a reconnue en 2014 que le transgenre n’est pas une question sociale ou médicale mais une réelle question de droits humains. L’Indonésie reconnaît 3 sexe, femme homme et hermaphrodite. Les trans nous montrent que l’humanité est multiple et altéritaire.

Le comité olympique a conclu qu’il est impossible de définir ce qu’est une femme, le CIO a disqualifié les tests sur sexe apparent, force musculaire, capacité respiratoire, distinction chromosomique, taux de testostérone. Cela ne les a pourtant pas récemment empêchés de disqualifier Caster Semenya qui n’a pas été autorisée à courir le 800 mètre des championnats du monde de Doha car jugée hyper androgyne.



Sexe et domination

Dans « la domination masculine », Pierre Bourdieu explique que peu de sociétés sont épargnées par la domination des H sur les F, il s’agit pas ici d’une croyance mais d’un fait scientifique avéré.

Alors pourquoi la domination est elle masculine ? Cela viendrait du fait que les femmes sont capables de produire des corps différents du leur. François Héritier explique que ne pouvant être certain de la paternité de leurs enfants, ils tentent de maîtriser les femmes dans leur pouvoir de fécondité donc leur corps. Les sociétés semblaient beaucoup plus matriarcales en -3000 et elles se sont transformées en domination masculine suite à la compréhension des naissances.

C’est ici que le genre devient important : Le genre est l’outil indispensable pour contester les thèses naturalistes. « pour accepter toutes ces violences faites aux femmes et cette universalité dans les inégalités, il convient de les fonder en nature pour se protéger ». Cette thèse naturaliste viendrait selon Françoise Héritier de l’origine de la domination masculine, la captation du pouvoir biologique des femmes par les hommes. Le stéréotype des stéréotypes.

Au passage, le féminisme historique est animé d’une volonté de se libérer de l’esclavage de la maternité par la liberté de contraception d’avortement.



Genre pouvoir et violence


Les études de genres affirment qu’il n’existe pas d’essence de la féminité ou de la masculinité mais une construction tout au long de la vie des comportements socialement attendus des individus en fonction de leur appartenance au sexe. Les études sur le genre n’ont pas vocation de transformer les hommes en femmes, ni les femmes en hommes, ni unisexes dont l‘indifférenciation mettrait fin à l’espèce humain.

Filles et garçon sont très tôt enfermés dans des rôles sexués qui peuvent devenir néfastes. Les filles ont tendance à manquer d’assurance vu qu’il n’y a pas au plus haut niveau des modèles de réussites féminin. Pour les hommes, le modèle d’hyper-virilité, s’il est encouragé voire valorisé, éloigne les garçons des attendus scolaires, inhibe l’expression de leurs émotions et les incite à la violence, à l’homophobie.

Les média et magazines font croire que les femmes sont bavardes, émotives et ne sont pas capable de se retrouver sur une carte alors que les hommes seraient doués en math et compétitifs. Les cerveaux H/F sont ils différents ? Oui d’un point de vue purement biologique mais du fait de la reproduction, pas du reste. Nous avons tous des cerveaux différents et il est impossible de dégager des caractéristiques propres aux H ou aux F.

Catherine Vidal montre dans ses recherches que les qualités féminines ou masculines sont en fait une construction sociale plus qu’un élément génétique inné. Les petits garçons sont d’office stimulés pour les jeux de plein air, ils sont en short ce qui est est plus simple pour courir quant les filles ont des robes (p.56). Avec la plasticité cérébrale, ces contraintes physiques et sociales conforment les cerveaux pour l’appropriation spatiale pour les uns, et sa limitation pour les autres. Que dire quand les garçons virilistes et sonores s’adjugent 90% de l’espace des conseils de disciplines.



La fabrique des sexes

L’auteur évoque le fait que l’on croit que le masculin et le féminin découlent naturellement du sexe biologique. On attribue aux femmes et aux hommes des qualités et des significations arbitraires qui sont rarement équivalentes mais hiérarchisées. La lutte des stéréotypes ne peux se faire qu’en repensant la sphère privée ce qu’on appelle la socialisation primaire, reposant sur un processus inconscient qui transforme les contraintes sociales en évidences naturelles et choix individuels. L’une de ses formes est l’apprentissage par le corps. Quand ces contraintes sociales sont suffisamment intériorisées, elles peuvent être prise comme une seconde nature.

L’enfant et l’adolescent ont tout au long de leur croissance élaborés une identité basée sur ces stéréotypes. L’enfant en tant que tel n’existe pas, il est dès la naissance éduqué et sociabilisé en tant que fille ou garçon. Son rôle bien défini lui est appliqué par socialisation. Les filles ne seraient pas faîtes pour les matières scientifiques. Inversement on voit très peu de garçons dans le care : ils se dévaloriseraient socialement et ils exhiberaient un doute ou une suspicion sur leur identité sexuelle. Les garçons investissent le monde (construction, activité intellectuelle, invention) et les fille le care.

Il y a trois stades dans la construction d’un genre : l’identité du genre vers 2 ans, la stabilité du genre vers 4-5 ans et la persistance du genre à 6 ans. Les études font même part d’un noyau du genre dès la 1er année : la chambre, les vêtements, les jouets, l’échographie même permet d’assigner un sexe. Comment s’étonner de voir les enfants très tôt choisir des jouer ou préférer des conduites associées à leur genre. Les garçons sont grands, solides, avec des traits marqués. Les filles belles, gentilles, dotées de traits fins, font des jeux de langage, contrairement au graçons qui sont stiulé autrement. Ces actes quotidiens fabriquent des catégories de pensée. On encourage ainsi le moteur chez les garçons, les expressions sonores chez les filles.

L’hypersexuation de la littérature enfantine sous le prétexte de la liberté de choix et de goût de l’enfant qu’on lui a soi-même inculqué est devenue caricaturale. Les jouets destinés aux garçons évoquent l’aventure, la technologie sophistiquée, les filles le monde intérieur développant la séduction (maquillage) et le service à autrui ; la danse apporte la grâce, le foot l’estime de soi.

Au passage, il n’existe pas de fille manquée



Sexe n’est pas sexualité

Il y a ensuite un passage fort intéressant sur la sexualité. On y apprend qu’évidemment cela a été un sujet d’étude florissant avec nombres d’éminents anthropologues et ethnologues cités. Robert Murdock par exemple avec son ouvrage de 1931, qui dresse un vaste panorama des pratiques sexuelles universelles. L’auteur donne ensuite quelques exemples choisis de pratique sexuelle :

Pour les Grecs et les Romains, le rapport sexuel se catégorise par ceux qui pénètrent, ils ont le pouvoir, les pénétrés eux ne le possèdent pas. Il s’agit des femmes, des garçons, des esclaves… Le rapport sexuel n’est pas une relation mais une action d’un individu sur un autre. La définition de la sexualité est politique, ce qui peut faire glisser la norme du côté de la déviance c’est le fait de désirer la pénétration, pas d’être pénétré. Le mot sexualité n’existe pas dans la langue d’ailleurs. Les femmes déflorées très jeunes ignorent la volupté car elles apprennent la frigidité auprès des matrones. Ca n’est pas sans rappeler la série Handmaid’s Tales.

Il évoque ensuite plusieurs société ou le transgenrisme est accepté voir encouragé, Mahu, Raere, Inuits, Winches, Hijras. Chacun de ces groupes à su trouver soit par coutume soit par croyance de réincarnation ou divine une justification aux changements de sexe.

Enfin un exemple frappant, les Baruyas en nouvelle guinée où la sexualité est bien différente. Les femmes étant tenues pour responsable du désordre du monde, les hommes contrôlent et nient la reproduction féminine. Le sang féminin produit la chair et le masculin produit les eaux. L’initiation masculine qui vise à débarrasser les hommes de la substance féminine qui les entoure réalisent entres eux des allaitements au sperme (fellation rituelle - le terme est inadapté car interprété à partir de nos standards). Il n’est pas question ici de désir, mais d’un rite alimentaire. Le sexuel chez nous est l’alimentaire chez les Baruya ; on comprend qu’une pratique peut se présenter comme sexuelle tout en n’étant pas sexualité. D’où la difficulté de le définir. L’inverse étant également vrai ; une pratique non sexuelle peut être représentée comme de la sexualité. Il n’existe pas d’état naturel de la sexualité. Il n’y a pas de façon naturelle de se servir de son corps.



Le rôle de l’école

Après un rapide rappel historique, il dit que si la mixité est obligatoire depuis 1975, elle ne semble pas suffisante pour créer l’égalité. La socialisation différenciée, la différence de traitement, crée des destins scolaires et des choix d’orientations et d’insertions professionnelles inégalitaires. L’école contribue en ce sens à confirmer les inégalités. 80% des filles vont dans le tertiaire, 80% des garçons dans la production quand les filles renoncent à des métiers de prestige en anticipant leur situation familiale. 85% des étudiants des écoles supérieures du professorat de l’éducation sont des femmes. Qui ont « librement choisie » cette filière. Où est donc l’égalité ??

Le problème c’est que le système scolaire construit des assignations intériorisées sous forme de possible mais aussi de limites et de freins. Filles et garçons vivent malgré les apparences une scolarisation très sexuée et une asymétrie des sexes.

Les intentions d’avenir divergent, le jugement de prestige varie : Les filles valorisent l’altruisme, le social, l’investissement professionnel, les garçons la réussite, le salaire, le prestige social. Pourtant les filles réussissent mieux à l’école mais les garçons s’orientent mieux qu’elles. Cette réussite s’explique par une meilleure conformité au modèle scolaire. A filière équivalente, elles vont davantage à l’université et davantage en lettre qu’en science. Pour les garçons, c’est classes prépas et IUT. Les filles sont plus nombreuses en 1er et 2e cycle mais dès le 3e cycle, le plafond de verre se fait sentir.



Facteurs expliquant les disparités

Il existe deux facteurs ayant un impact sur cette disparité.

Les Facteurs externes : Environnement sociaux, famille, petite enfance, éducation sociétal, système éducatif.

Se déclarer Homme ou Garçon signifie se déclarer non femme, donc supérieur. Les stéréotypes donnent du sens. Nicole Mosconi a montré en 2004 que les filles et les garçons intègrent les stéréotypes à l’école et s’y conforment, dans ce qui est reconnu comme leur domaine de compétence. Les enseignants ont tendance à penser que les filles sont plus serviables. Les enseignants traitent garçons et filles différemment. Les études montrent qu’ils concentrent 1/3 du temps en plus aux garçons. Les questions aux filles font appel à la mémorisation, aux garçons au raisonnement. Les filles sont plus souvent utilisées comme porte craie, les garçons pour produire de nouveaux savoirs. Les garçons sont vus comme ayant des possibilités mais sans les exploiter, les filles comme des bosseuses sans don. (Hermione granger illustre bien ce constat). L’indiscipline des garçons fait partie de la construction de leur virilité. Ils instrumentalisent la punition pour renforcer la perception de masculinité

Les Facteur internes :

Plusieurs processus interviennent de façon négative pour les filles : - Auto sélection : elles émettent des vœux moins ambitieux 
- Auto censure : elles renoncent à certains choix sans en avoir conscience 
- Auto dévalorisation : elles se dévalorisent systématiquement.

Selon Albert Bandura, la croyance d’efficacité personnelle constitue le facteur clé de l’action humaine. Quand on étudie le processus d’appariement soi/prototype chez les élèves de seconde, on constate que les filles attribuent une personne type scientifique des caractéristiques proche des stéréotypes de sexe masculin.



Le monde professionnel et l‘insertion

Le rôle des sexes s’organise autour de 2 principes : Un principe de différentiation (pas le même travail pour les femmes et les hommes) et un principe de hiérarchisation. Quelques soit le partage des rôles, il joue en faveur des hommes.

Les femmes dans des milieux majoritairement masculins doivent démontrer qu’elles ont les mêmes compétences que les hommes en même temps que faire la preuve de leur féminité. Les hommes dans un milieu professionnel de femmes sont soumis à une double disqualification, identitaire et sociale. Il est plus difficile d’être une femme dans un milieu d’hommes que l’inverse (travaux de Erhard et Norbert Papin 2015) Dans ce milieu, les femmes doivent supporter des blagues et autre remarques sexiste et en général font oublier qu’elles sont femmes



Comment cheminer vers l’égalité


Les représentations du masculin et du féminin sont des constructions. Si nous pensons que c’est la nature alors nous ne pouvons rien y changer. Si nous pensons qu’au delà du sexe biologique, la société participe à la construction du rôle de chacun, alors nous pouvons agir vers plus d’égalité.

La pratique d’éducation consiste à l’optimisation de réalisation de chaque personne indépendamment de son sexe de son origine sociale et ethnique. Pour une amélioration d’égalité dans l’entreprise cela passe forcément par une modification de la politique de la famille.



Vers une altérité plus qu’une égalité !

Dans le cadre binaire de l’homme et de la femme, on peut parler d’égalité, mais qu’en est t’il lorsqu’on parle des transsexuel.lle.s : L’égalité n’est plus suffisante. Les minorités doivent obtenir les mêmes droits à l’égalité que la ou les majorités.

On parle alors d’altérité : l’altérité consiste à accueillir la part de l’autre qui ne dissout pas ma part mais qui y ajoute quelque chose. Permet de dépasser la complémentarité de la dualité. Il ne s’agit pas de chercher sa moitié mais son autre. Pour en finir avec la binarité, il faut passer de la différence à l’altérité, condition de l’émancipation de nos assignations. La différence et l’altérité n‘ont rien à voir. La différence s’édicte à partir d’une norme donc une notion de pouvoir, l’altérité c’est une puissance singulière, qui relève de la liberté et de la souveraineté individuelle.


Citations choisies 

" L’homosexualité est considérée comme une maladie mentale jusque 1992 "

" Paul B Preciado en 2000 présente le net comme « une prothèse masturbatoire multimédia à l’échelle globale, hypermarché du sexe pour consommateurs solitaire »"

" Françoise Giroud : La femme sera vraiment l’égal de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente. "

" « on ne saurait appréhender la sexualité sans l’inscrire dans le cadre plus vaste de la répartition inégalitaire des pouvoirs notamment économique » (Eva Illouz). "

" Les relation H-F sont constitutifs de la valeur cardinale de notre pacte républicain : la liberté. La république rompt avec les sociétés de castes, de clans, d’ordre, de hiérarchie et se fixe pour but l’émancipation des appartenances et assignations d’origine."

" Thibaut de Montégu présente la masturbation comme un pratique libre, privée, imaginative, gratuite, non discriminante, promouvant un droit inaliénable et inaccessible au capitalisme. Or aujourd’hui le capitalisme semble s’être accaparé ce domaine également (vente de sex toy, site internet…). "

" Je suis un être humain avant d’être un homme ou une femme et non pas du fait d’être un homme ou une femme, parce que l’unité du genre humain réside dans son altérité même. "

" Depuis Aubade, on sait qu’une femme sans tête incarne le comble de la féminité. Faut-il réapprendre qu’être une femme ce n’est pas être un corps à prendre ? "



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